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Symbole de Nicée-Constantinople

Je crois en un seul Dieu,
Le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,
De l’univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur Jésus-Christ,
Le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
Lumière, née de la lumière,
Vrai Dieu, né du vrai Dieu,
Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ;
Et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
Il descendit du ciel ;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie,
Et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Ecritures,
Et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ;
Et son règne n’aura pas de fin.

Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ;
Il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ;
Il a parlé par les prophètes.

Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen.


La traduction reproduite ici est celle qui figure dans le recueil « Ensemble », recueil œcuménique de chants et de prières publié par Réveil publications – Bayard sous les auspices du Conseil d’Eglises Chrétiennes en France (CECEF).

Une autre version de ce texte du Credo de Nicée-Constantinople, à propos du Saint-Esprit, dit qu'il ne procède pas "du Père et du Fils", mais seulement "du Père" .

Le texte d'origine, adopté au Concile de Constantinople en 381, contenait seulement le mot "du Père". C'est d'abord en Espagne, à la fin du 6ème siècle, qu'on a introduit dans la récitation du Credo de Nicée-Constantinople cette addition : "et du Fils", en latin Filioque. On voulait probablement mettre en relief la parfaite égalité du Fils avec le Père, niée par l'hérésie arienne. D’Espagne, l’usage du Filioque est bientôt passé en France. Rome, où l'on ne récitait pas alors le Credo à la messe, conti-nuait à l’ignorer. A un moment de tension avec l’impératrice régente de Byzance, Charlemagne demanda à ses théologiens de s’en prendre aux "erreurs" des Grecs. Persuadés à tort que le Filioque faisait partie de l’héritage, ces théologiens attaquèrent là-dessus. Evidemment, les théologiens byzantins ne pouvaient accepter qu’une partie du monde chrétien ajoute quelque chose au Credo sans l’accord de l’autre et sans un concile universel, et ils soupçonnèrent les occidentaux de vouloir rendre ainsi l’Esprit inférieur au Fils. A Rome on continua encore pendant un siècle au moins à ignorer l'addition, mais on finit par l'accepter. Sans avoir joué un rôle majeur au moment même de la rupture de 1054, rupture qui constitua en Eglises séparées le catholicisme romain et l'orthodoxie, la controverse sur le Filioque avait préparé cette rupture et elle ne cessa ensuite d'alimenter les polémiques. Au 16ème siècle, la Réforme ne contesta pas le Filioque.

Aujourd'hui, les Eglises occidentales, qu'elles soient protestantes ou romaine, tiennent à professer que, le Fils se recevant lui-même tout entier du Père, cette addition ne conteste pas que le Père soit, dans la Trinité, l'unique source ultime de la divinité des deux autres Personnes, et que l'Esprit est égal au Fils. Mais les occidentaux, même s'ils continuent à utiliser pour leur part et de cette manière le Filioque, conviennent qu'ils n'ont pas à imposer aux orientaux une addition que les orientaux catholiques, en communion avec Rome, ignorent tout autant que les orthodoxes. D'où notre texte.




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